Orientation stratégique de l'établissement

Centre Hospitalier E. Clémentel

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ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DU CENTRE HOSPITALIER ETIENNE CLEMENTEL

Document validé en CME et CS en 2016

Au regard du CPOM signé avec l’ARS, le CHEC se voit confier certaines missions au sein du bassin de santé du grand Clermont et s’est engagé, sur cette base, à structurer le rôle qui lui est confié, tout en réaffirmant les valeurs qui sont les siennes depuis longtemps.

L’établissement a pour mission de mettre en œuvre des soins de suite et réadaptation :

  • Dans le domaine de la médecine physique et réadaptation, dans le cadre d’un partenariat avec le service de MPR du CHU, le premier assurant l’hospitalisation à temps complet, le second développant une activité d’hôpital de jour et d’unité de bilan. A la suite des travaux de restructuration du service de Clémentel, la patientèle a évolué avec une diminution des prises en charge orthopédiques et un recrutement accru de patients porteurs de pathologies neurologiques, majoritairement en provenance du CHU. Une convention a d’ailleurs été passée avec le CHU, permettant la venue mensuelle d’un neurochirurgien du CHU, et bientôt d’un neurologue, pour éviter les transferts des patients en consultation et faciliter la prise en charge médicale par les différents praticiens concernés.
  • Dans le domaine de la prise en charge des personnes âgées poly pathologiques et à risque de dépendance, le nombre de lits a été réduit de moitié pour permettre l’ouverture du service d’addictologie. Le départ au cours de l’été 2014 du chef de service présent depuis 30 ans a conduit à réfléchir dans un premier temps sur l’orientation de ce service vers une augmentation des prises en charge gériatrique, puis vers un lien plus étroit à la fois avec le service de rééducation (en assurant les soins à des patients en attente d’un transfert en rééducation) et avec celui d’addictologie, dans le sens de la prise en charge de pathologies somatiques en lien avec les addictions.
  • Dans le domaine de l’addictologie, avec l’ouverture en avril 2013 d’une unité dévolue à la prise en charge de patients en post cure après un sevrage effectué dans les services de psychiatrie du CHU. En trois ans, le service a développé une notoriété qui lui permet désormais de remplir la totalité des lits avec une liste d’attente importante. Il doit désormais améliorer la structuration de son organisation interne et la complémentarité des professionnels intervenant dans la prise en charge somatique, psychologique et sociale du patient. L’implantation de ce service a permis aussi de bénéficier de la présence de psychiatres dans l’établissement ce qui facilite la prise en charge  des patients âgés et des patients neurologiques ayant des troubles dépressifs ou du comportement.

Ces missions de l’établissement sont en cohérence d’une part avec les schémas de planification sanitaire définis par l’ARS et d’autre part avec le « protocole nord agglomération » qui définit les liens entre les trois établissements hospitaliers du nord de l’agglomération.

Ces missions seront également une base pour la réflexion qui devra être menée dans le cadre du GHT effectif depuis le 1 juillet 2016 et rassemblant les hôpitaux publics du Puy De Dôme et de l’Allier soit 15 établissements  sur un projet médical commun.

L’articulation des missions de l’établissement et des valeurs qu’il a développées depuis plusieurs années ont conduit à la définition de plusieurs orientations stratégiques.

L’OPTIMISATION DE LA FILIÈRE DE SOINS

Elle est recherchée à travers plusieurs outils ou modes d’organisation :

  • L’utilisation par l’établissement du logiciel Trajectoire, auquel les médecins et cadres soignants ont recours tous les jours afin d’anticiper le recrutement des patients au cours des jours suivants.
  • La volonté du corps médical de l’établissement de faciliter la prise en charge la plus rapide possible des patients venant des services de court séjour.
  • L’amélioration de la prise en charge et du confort des patients en cours d’hospitalisation. Des conventions ont été passées avec un orthopédiste du CH de Riom, un neuro-chirurgien du CHU, et bientôt un neurologue du CHU pour assurer des consultations à Clémentel. Cette organisation permet un dialogue direct entre le rééducateur et son collègue spécialisé et une limitation des transports sanitaires, fatigants pour le patient et coûteux pour l’établissement. De même, plusieurs praticiens de MPR assurent des consultations dans les services d’orthopédie, de MPR et de rhumatologie du CHU, ce qui facilite les échanges entre professionnels et permet de préparer la venue de certains patients. Enfin, l’ouverture du SSR d’addictologie a entraîné la présence de psychiatres dans l’établissement, qui peuvent apporter leurs compétences spécifiques pour la prise en charge de patients présentant des troubles de l’humeur ou du comportement. Inversement, l’addictologie peut bénéficier, si nécessaire, d’avis sur les problèmes somatiques des patients.
  • Le travail mené sur le devenir des patients lors de leur sortie. Chaque unité de soins dispose d’une assistante sociale connaissant bien les réseaux permettant d’organiser au mieux la sortie des malades. Des liens ont été noués depuis longtemps avec la MDPH, avec, pour les cas les plus complexes, des réunions communes pour organiser le devenir des patients handicapés. De même les ergos et kinés du centre se déplacent si besoin au domicile du patient pour évaluer les possibilités d’aménagement et prodiguer les conseils nécessaires pour rendre plus facile le retour.
  • L’accent mis sur certaines prises en charge spécifiques, grâce aux conventions passées avec les deux structures d’HAD du grand Clermont, avec l’équipe mobile de soins palliatifs du CHU, avec le réseau SEP ou avec l’adhésion à la charte d’accompagnement des personnes cérébrolésées.

La création du GHT Allier Puy-de-Dôme devra permettre d’avancer sur d’autres domaines importants de la prise en charge, et notamment :

  • La mise en place d’un dossier patient informatisé qui permettra de partager les informations médicales des patients venant du court séjour, ce qui fluidifiera le parcours du patient, parfois ralenti à l’heure actuelle par le manque de certaines informations dans le dossier , et ce qui contribuera à réduire la redondance de certains examens.
  • La réflexion avec le CHU sur l’amélioration de la filière d’aval de Clémentel, notamment en ce qui concerne le long séjour. Pour certains patients lourds, venant du CHU, il n’existe parfois pas d’autre alternative que l’USLD, dont la majorité des lits sont situés à l’hôpital Nord. Le goulot d’étranglement pour accéder à  ces lits est tel que quelques patients restant des mois, voire des années, à Clémentel, alors que le lit qu’ils occupent pourrait être proposé à un patient de neurologie, discipline dans laquelle les demandes d’admission sont nombreuses.

LE RESPECT DES DROITS DES PATIENTS DANS LE CADRE DU PARCOURS PATIENT

Cette orientation revêt plusieurs aspects :

  • L’information du patient à travers le livret d’accueil régulièrement mis à jour, la diffusion des résultats des questionnaires de satisfaction et des indicateurs de qualité nationaux.
  • Le recueil de la satisfaction et des attentes des patients d’une part par le biais des questionnaires de satisfaction analysés tous les trimestres, discutés en CRUQPC et donnant lieu à des actions correctives et d’autre part par une attention apportée aux réclamations orales et écrites. Des enquêtes ciblées ont également été menées lorsque certains dysfonctionnements l’ont nécessité.
  • La participation des usagers aux instances de l’établissement : conseil de surveillance, comité de pilotage qualité et gestion des risques, CLIN et CLUD, ainsi bien évidement qu’aux réunions de la CRUQPC.
  • L’accent mis sur l’amélioration de la prise en charge de la douleur et de sa traçabilité dans les dossiers des patients. L’établissement bénéficie par ailleurs d’un CLUD qui met en œuvre des protocoles et des audits afin d’améliorer la prise en charge de la douleur.
  • Le développement d’une culture de la bientraitance avec la mise en place de plusieurs sessions de formation afin de sensibiliser un maximum d’agent. Un groupe de travail s’est constitué ensuite, qui a travaillé sur une charte de bientraitance. Cette dernière a été validée en 2016 par la CSIRMT avant d’être intégrée au livret d’accueil.
  • Le respect de la dignité et de l’intimité dans les soins notamment dans les chambres à deux lits dont le nombre est réduit, sachant que les chambres doubles sont équipées de paravents fixés au mur et que les visites se font dans le bureau médical en MPR.
  • Le respect de la confidentialité des informations lors de l’hospitalisation et lors des transferts inter hospitaliers en développant notamment le dossier informatisé.
  • Le respect du droit d’accès du patient à son dossier.
  • Le respect de l’identité pour assurer le bon soin, au bon patient, au bon moment, au bon dosage et dans les meilleures conditions possibles. L’établissement a désigné un responsable de l’identito-vigilance, des actions de formation ont été suivies par plusieurs agents. La pose de bracelets d’identification a été généralisée et tracée dans les dossiers. Des audits ont été mis en place pour vérifier la généralisation de la pose des bracelets ainsi que l’utilisation de questions ouvertes pour vérifier l’identité des patients.
  • L’accompagnement du patient lors de la sortie préparée précocement, notamment vers le domicile, par une concertation avec le patient et sa famille, les contacts avec les services de soins à domicile, l’adaptation du domicile après éventuellement une visite des professionnels de l’établissement, ….
  • La volonté de mettre en place une réflexion sur la dimension éthique de la prise en charge, afin de  structurer une réponse dans les domaines particuliers :
    • De l’accompagnement des patients en fin de vie,
    • De l’information donnée tout au long de la prise en charge notamment en termes de soins,
    • De l’information du patient en cas de dommages liés aux soins,
    • De la stratégie des annonces en termes par exemple de pronostic fonctionnel au patient et à sa famille,
    • Du respect des libertés de circulation et de  suivi de la contention,
    • De la gestion du refus de soins.

Compte tenu de la difficulté, pour une petite structure, de mettre en place un comité d’éthique, la réflexion dans ce domaine pourrait être confiée au CLUD, en s’appuyant sur le GREC et sur l’ERERA.

L’AMÉLIORATION CONTINUE DE LA QUALITÉ ET LA GESTION DES RISQUES

Cette politique est caractérisée par :

  • L’existence d’un programme d’amélioration continue de la qualité (actuellement politique 2014/2018) qui est décliné chaque année en objectifs par le biais du PAQGR.
  • Le suivi régulier de ce programme qualité par le  comité de pilotage qualité et gestion des risques dont la composition pluri-professionnelle permet une représentativité des différents secteurs de l’établissement, administratifs, médicaux, paramédicaux, médico-techniques et techniques sous la conduite de l’équipe de direction.
  • A partir de 2015, l’établissement a commencé à travailler sur la V2014, en désignant les pilotes chargés de décrire les différents processus, leurs risques potentiels et les actions d’amélioration. De même, la méthode du patient traceur a été mise en place dans tous les services de l’établissement.
  • La gestion des risques déclinée selon le type de risque et l’impact potentiel des risques :
    • Traitement du risque à priori
      • Cartographie des risques hiérarchisée
      • Document unique des risques professionnels
    • Traitement du risque à postériori
      • Signalement des événements indésirables
      • Suivi des remarques des patients par les questionnaires de sortie et audits éventuels

Cette gestion est assurée par la cellule gestion des risques qui, depuis 2015, se réunit toutes les semaines. A partir de 2016, les déclarations des événements indésirables ont été  informatisées, ce qui permettra  une analyse statistique et une cotation des risques.

Elle est coordonnée dans ce cadre avec les vigilances sous la direction du responsable des risques liés aux soins et le responsable du risque personnel.

  • L’accent mis particulièrement sur tout ce qui concerne les infections nosocomiales avec la présence d’une équipe opérationnelle d’hygiène, le relais organisé dans les services avec des correspondants d’hygiène, les réunions régulières du CLIN qui met en place et actualise les protocoles d’hygiène, et qui assure également des audits.
  • Comme cela a été dit plus haut, depuis 2013, l’établissement s’est engagé dans le respect des procédures d’identito-vigilance (vérification des pièces d’identité et pose d’un bracelet aux patients) et a mis en place une autorité de gestion de l’identité (AGI). L’objectif de ces mesures est d’apporter une amélioration dans le suivi de l’identité du patient tout au long de son séjour.
  • Le recensement des indicateurs de qualité internes et nationaux avec la recherche d’amélioration pour les critères dont le score est inférieur aux moyennes nationales.

Dans le domaine plus spécifique de la qualité des soins dispensés aux patients, la politique d’amélioration porte sur :

  • L’amélioration de la sécurité de la prise en charge médicamenteuse avec la mise en place du dossier patient informatisé pour permettre la validation pharmaceutique en temps réel et la distribution nominative des médicaments. Dans la même optique, la déclaration des erreurs médicamenteuses devra être développée, dans toutes les unités de soins, afin de permettre l’analyse des causes profondes de ces erreurs et la recherche d’actions d’amélioration.
  • L’accompagnement des patients en fin de vie ne concerne que peu de patients, mais est néanmoins une préoccupation des soignants, tant auprès du patient que de ses proches. Des agents ont pu suivre des formations sur ce thème. Par ailleurs, une convention a été signée avec l’unité mobile de soins palliatifs du CHU, qui est sollicitée en tant que de besoin.
  • La prévention des chutes, qui est l’évènement indésirable le plus fréquent chez les patients, avec un suivi mensuel du nombre et de la gravité des chutes, une information donnée à chaque patient entrant sur la prévention des chutes. A partir de 2016, la déclaration des chutes est informatisée.
  • La prise en charge de la douleur (voir supra)
  • La prise en charge nutritionnelle des patients avec la poursuite de l’amélioration du suivi individuel des patients (poids, IMC, suivi des ingesta…), les réflexions du CLAN sur l’amélioration des menus, la mise en place d’audits de satisfaction.

L’externalisation de la cuisine a été  l’occasion d’une réflexion sur l’amélioration de la prestation alimentaire apportée aux malades, tout en maintenant les acquis actuels. Malheureusement, la mise en place, en septembre 2013, de La Pommeraie, GCSMS assurant la prestation repas à trois établissements fondateurs de la structure (CH de Riom, CH Clémentel, Association le Viaduc) n’a pas initialement répondu aux attentes. Il a fallu près de deux années de remontées des dysfonctionnements, non prises en compte au début, pour que la situation commence à s’améliorer, aussi bien en termes de qualité de la prestation qu’au niveau des impacts financiers sur le budget de l’établissement.

LE DÉVELOPPEMENT DES EVALUATIONS DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

Cet aspect est un corollaire de l’amélioration de la qualité des soins et de la prévention des risques puisqu’il permet aux professionnels de s’interroger sur la pertinence des prises en charge et prévenir les risques de ces prises en charge.

Cette démarche a débuté lors de la deuxième visite de certification, permettant la mise en place d’un suivi par la CME des différentes démarches et l’enrichissement continu des démarches.

Les premières démarches ont permis la mise en place d’améliorations portant sur :

  • la pertinence du traitement des infections urinaires  ou de la DMS des patients porteurs d’une prothèse totale de genou,
  • De la prescription de la contention.

Certaines démarches ont permis la mise en place d’indicateurs internes de pratique clinique :

  • Taux de chute pour 1000 journées,
  • Taux de présence de la fonction rénale sur la feuille de prescription.

Des démarches nouvelles sont initiées :

  • Pertinence de la prescription des matelas anti escarres,
  • Pertinence de la feuille de suivi des pansements,
  • Pertinence des hospitalisations de réinduction en MPR,
  • Pertinence du bilan d’entrée.

Une orientation différente de ces démarches est initiée depuis 2012 avec la mise en place :

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’établissement a commencé à s’engager dans une démarche de développement durable.

Plusieurs axes sont menés :

  • La gestion des déchets a conduit à mettre en place une quinzaine de filières de tri (papier, verre, piles, cartouches d’encre, plastiques, appareils électriques…) qui, pour la plupart, font l’objet d’une valorisation par le prestataire chargé de la collecte,
  • Lors des travaux de rénovation des ailes d’hospitalisation, toutes les fenêtres existantes ont été remplacées par des fenêtres à double vitrage, les murs ont été revêtus d’isolant et les volumes à chauffer ont été réduits de façon conséquente par l’installation de faux plafonds,
  • La suppression des produits phytosanitaires au jardin est en cours de mise en place, avec notamment le remplacement des produits désherbants par un matériel thermique,
  • Les lampes à incandescence ou à fluorescence sont remplacées progressivement par des LED,
  • En 2016, des robinets thermostatiques seront posés sur les radiateurs non encore équipés (notamment au bloc technique),
  • Le remplacement des lampes halogènes des salles de bains par des LED est prévu à partir de 2016, au rythme d’une unité par an,
  • Le dernier véhicule acheté roule à l’essence,
  • Les travaux de mise en conformité du bâtiment central auront le même type d’incidence que ceux des ailes d’hospitalisation (double vitrage, réduction des hauteurs de plafond)

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

L’établissement a mis l’accent sur la qualité de l’accueil des nouveaux agents, avec la distribution systématique d’un livret d’accueil, avec l’accueil de l’agent par un cadre, avec, dans la mesure du possible, un temps de « doublage » de l’agent dans son service. Des formations au tutorat pour les IDE ont été faites.

L’établissement, en lien avec les autres établissements de la CHT, s’est engagé dans la démarche GPMC pour laquelle une aide a été octroyée par l’ARS. Cette démarche permet de développer les entretiens d’évaluation, de mieux recenser les compétences spécifiques de chaque agent, de mettre en place des profils de postes… La mise en place a été progressive, avec dans un premier temps, l’évaluation des cadres, puis celle des ASH. En 2016, les AS seront concernés et en 2017 les IDE et les personnels de rééducation.

L’établissement s’est engagé dans une démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail avec le financement de sessions de sophrologie ouvertes à tous les agents, avec la formation de tous les soignants à la manutention manuelle des patients, avec le réaménagement du restaurant du personnel. D’autres actions seront à réfléchir dans le domaine de la qualité de vie au travail et la prévention des risques psycho-sociaux.

LE DÉVELOPPEMENT DU PILOTAGE DE LA GESTION

L’établissement souhaite améliorer le suivi de son activité par le développement de tableaux de bord permettant de mieux connaître d’une part l’activité et les recettes de l’établissement et d’autre part les dépenses engagées par les différents secteurs.

Ces tableaux sont mis en place à partir de janvier 2016 et communiqués aux médecins et cadres au cours du mois N+1. Lors des réunions de la CME, l’évolution de la situation dans chaque service est discutée.

L’établissement s’engagera progressivement dans une démarche de comptabilité analytique qui consiste à répertorier les recettes et les dépenses provenant des différentes activités de l’établissement.

LA MISE AUX NORMES DE L’ETABLISSEMENT

Deux importantes  opérations de travaux de réhabilitation des ailes d’hospitalisation ont été menées, en deux tranches, permettant à la fois d’offrir aux patients des conditions d’hébergement confortables et de se mettre en conformité avec les normes incendie.

L’établissement a réalisé en interne des travaux permettant à la fois une remise en propreté de tous les locaux du premier étage du bâtiment central, ainsi qu’une partie des locaux du rez–de-chaussée e (circulations, restaurant des patients, salle Rougier, self du personnel) et une mise en conformité aux regard des normes incendie (création d’un bus pour la DI dans les combles, remise aux normes et extension de la DI dans le bâtiment central).

En interne a également été réalisé le déplacement de toutes les archives médicales sous l’internat, la création d’un local d’archives récentes dans un ancien garage et la réorganisation des archives administratives, le tout dans un souci d’amélioration de la sécurité.

Une autre opération de travaux est programmée pour la mise en sécurité du bâtiment central et du bloc technique avec l’installation de portes coupe-feu, la création d’un désenfumage dans les circulations, le flocage des planchers coupe-feu, la création d’une issue de secours au bloc technique pour supprimer un cul-de-sac.

Dans le cadre du GCSMS La Pommeraie, la cuisine de l’établissement, devenue une cuisine relais, a été mise aux normes,           tant en termes d’hygiène des locaux qu’en ce qui concerne le respect des normes HACCP.

Des travaux d’aménagement des abords du bâtiment ont commencé à être mis en œuvre, facilitant la circulation des personnes à mobilité réduite autour d’une partie des locaux.

L’AMÉLIORATION DU SYSTÈME D’INFORMATION

L’établissement souhaite depuis plusieurs années se doter d’un dossier patient informatisé.

Un appel d’offre passé début 2013 a abouti au choix d’un prestataire. Après plusieurs mois de travail préparatoire, il est apparu que le produit présenté par ce prestataire n’était pas opérationnel et le contrat a été rompu.

Il a été décidé ensuite, compte tenu des informations relatives à la loi de santé et au rôle des GHT, de se rapprocher du CHU et d’anticiper sur la mise en place des GHT. Un travail préparatoire de validation du cahier des charges a été mené au cours du dernier trimestre 2015.

Malgré les difficultés inhérentes à la gestion d’un tel dossier entre plusieurs hôpitaux de taille et d’orientations différentes, l’établissement a accepté le partenariat avec le GHT, compte tenu du fait que les trois quart des patients de Clémentel proviennent du CHU ou du CH de Riom et que l’interopérabilité entre les sites est essentielle.

Compte tenu de la difficulté de mise en place d’un système de dossier patient commun à 15 établissements, le centre hospitalier Clémentel a anticipé sur deux domaines incontournables pour la mise en place du dossier patient informatisé :

  • La sécurisation de la réception des mails,
  • L’amélioration de la performance d’accès à internet, avec l’acquisition en cours d’une solution filaire permettant de passer d’une puissance de 2 mégas maximum à 8 mégas au maximum.

 

                  E. UCA                                                                                 JL. EPIFANIE

             Directeur                                                               Président de la CME